Édition septembre 2026 · relevé du 11 avril 2026 au 5 septembre 2026
Au moins 12,9 % des sites que nous scannons chargent des traceurs sans consentement valable
Sur 1068 sites soumis à notre scanner, dont 918 avec un rapport détaillé exploitable.
Ces sites ne sont pas un échantillon des TPE européennes. Ce sont ceux dont quelqu'un est venu tester la conformité — donc des gens déjà inquiets de la leur. Aucun redressement ne rendrait cet échantillon représentatif, et je préfère l'écrire ici plutôt qu'en note de bas de page.
Le chiffre qui tient : ce que fait le site, pas ce qu'il affiche
Deux manquements se mesurent dans le navigateur, sur des cookies traceurs réellement déposés. Ils ne dépendent d'aucune convention de présentation, et ce sont les seuls sur lesquels je construis un titre.
- 12,3 % — aucun bandeau de consentement, alors que des traceurs sont déposés
- 5,3 % — un bandeau présent, mais les traceurs partent avant le choix
Réunis par site et non additionnés — un site peut porter les deux — cela fait 12,9 %. À lire comme un plancher : le scanner n'accuse pas quand le navigateur sans interface n'a pas pu s'exécuter.
Les documents manquants, avec la réserve qui va avec
- 46,3 % — aucune page de politique de confidentialité détectée
- 40,5 % — aucune page de politique cookies détectée
Le scanner détecte des pages, pas des clauses. Un site qui informe ses visiteurs à l'intérieur de ses mentions légales est compté ici comme sans page de politique de confidentialité, alors que l'article 13 du RGPD exige que l'information soit fournie, pas qu'elle ait sa propre page. C'est une limite de notre outil, elle pénalise les conventions de présentation d'un pays plus que celles d'un autre, et c'est pourquoi je ne publie aucune comparaison entre pays à cette édition. Elle sera corrigée avant la suivante.
Ce que je ne sais pas, et que je préfère écrire
- Notre détection du pays d'un site se trompe. Elle est déduite du domaine, de l'adresse, de la langue ou du registre. Vérifiée contre le domaine national quand il y en a un, elle se trompe dans 8,5 % des cas — c'est pourquoi je n'ai retenu que le domaine national.
- Le canal par lequel ces sites arrivent est indécidable. Le constructeur de site n'est identifié que pour 6 % des domaines. Un écart entre deux populations peut donc refléter deux canaux différents plutôt qu'une différence de pratiques.
- Le scanner a changé au milieu de la période, le 19 juillet. Chaque taux publié ici a été vérifié stable de part et d'autre de cette bascule ; ceux qui ne l'étaient pas ont été retirés plutôt que moyennés.
- La note sur 100 n'apparaît nulle part. C'est un verdict à paliers, pas une mesure : un site sans page de confidentialité est plafonné à 45 quels que soient ses autres mérites. La moyenne d'une note plafonnée ne dit pas ce qu'on croit y lire.
Méthode et données
Le jeu de données agrégé est ouvert, et il porte sa méthode avec lui — un chiffre repris sans sa méthode est un chiffre que personne ne peut défendre.
Jeu de données, édition septembre 2026 (JSON)
Formulation exacte si vous le citez : « sur 1068 sites soumis au scanner de WebLegal.ai, entre le 2026-04-11 et le 2026-09-05 ». Prochaine édition prévue en décembre 2026, avec la part de marché des plateformes de consentement.